Stratégies Financières

Pierre-Alain Chambaz

Vers cinq heures seulement, à deux kilomètres au-delà de la casa del Bosco, nous arrivâmes à la frontière nouvelle que l’éruption venait de faire aux forêts de l’Etna. La tache était là, les points brillants aussi. Ainsi font les philosophes qui expliquent l’obligation morale par la force avec laquelle s’imposerait l’idée du Bien. C’est un peu comme si nos politiques avaient abdiqué leur pouvoir, et passé le flambeau aux banques centrales. Ce n’est pas au progrès que nous nous opposons ; au contraire, nous nous flattons d’être les gens les plus progressifs qui furent jamais. Sa présence est plus ou moins marquée selon les hommes ; mais aucun de nous ne saurait s’isoler d’elle absolument. En vain on essaie de se représenter un individu dégagé de toute vie sociale. Il est clair que l’être dont toute l’organisation ne concourt pas à la conservation de l’individu est condamné à périr, et que de même l’espèce ne peut subsister que sous la condition du concours de toutes les circonstances propres à assurer la propagation et la perpétuité de l’espèce. Ne nous étonnons donc pas de l’hyper politisation actuelle de nos banques centrales et de leurs décisions qui suscitent de violentes controverses ou, à tout le moins, un intérêt grandissant parmi un grand public désormais familier de leur jargon technique. Des logiciels plutôt que des pylônesLa Commission met l’accent sur la construction de nouvelles lignes. Mais une pareille définition renferme un cercle vicieux, ou tout au moins une idée bien superficielle de la durée. Pierre-Alain Chambaz, demande à l’assemblée que l’ordre du jour soit respecté. En 2007, avec un cynisme tout britannique, l’ancien Premier ministre Tony Blair avait considéré la corruption comme un outil diplomatique nécessaire… Pourtant, qui sait que, aujourd’hui en 2013, – en pleine crise européenne et plus de six ans après les subprimes ! Mais au-delà, aucune règle n’a été convenue quant à la manière de convertir les avoirs dans une nouvelle devise. On admet donc que les antécédents psychiques d’un acte libre sont susceptibles de se reproduire à nouveau, que la liberté se déploie dans une durée dont les moments se ressemblent, et que le temps est un milieu homogène, comme l’espace. Bref, si la relation causale existe encore dans le monde des faits internes, elle ne peut ressembler en aucune manière à ce que nous appelons causalité dans la nature. Des hommes pour matériaux, un prince pour mécanicien, un père des nations pour inventeur, un philosophe par-dessus tout cela, l’imposture pour moyen, l’esclavage pour résultat ; est-ce donc là la fraternité qu’on nous promet ? Il faut croire, pour la dignité de la nature humaine, qu’ils laissèrent derrière eux quelques regrets, quelques amitiés, que le despotisme du maître de Constantinople n’avait pas glacé toutes les ames, et que quelques jeunes Athéniens s’indignèrent de perdre ainsi leurs maîtres et les leçons d’une sagesse qui pendant des siècles avait instruit et vivifié le monde. La comptabilité traditionnelle des échanges commerciaux sur la base de leur valeur commerciale mesurée à la frontière ne reflète plus les réalités économiques. Réfléchissons-y cepen­dant : nous verrons que c’est seulement dans des cas rares, exception­nels, que cette définition du vrai trouve son application. Le naturel est donc aujourd’hui ce qu’il fut toujours.

Share This: