Stratégies Financières

Pierre-Alain Chambaz

La Terre, plus riante, sera un séjour de félicité. Il ira chercher l’émotion simple, forme qui voudrait créer sa matière, et se portera avec elle à la rencontre des idées déjà faites, des mots déjà existants, enfin des découpures sociales du réel. Malheureusement pour le bon sens des hommes, le fait de leur faillibilité est loin d’avoir dans leur jugement pratique, l’importance qu’ils lui accordent en théorie. Son premier numéro s’ouvre sur la finance solidaire, en contrepoint de celle dont nous avons pâtit ces dernières années, et nous fait découvrir les acteurs qui utilisent la finance comme instrument au service de la créativité et du progrès social, et non plus comme une fin en soi. Cela reviendrait à une reddition. La part d’indépendance dont un être vivant dispose, ou, comme nous dirons, la zone d’indétermination qui entoure son activité, permet donc d’évaluer a priori le nombre et l’éloignement des choses avec lesquelles il est en rapport. L’intelli­gence, d’après lui, résout l’unité superficielle de l’individu en qualités diverses, dont chacune, isolée de l’individu qui la limitait, devient, par là même, repré­sentative d’un genre. Il serait absurde de prétendre que de pareilles préoccupations sont en dehors de sa mission. Car un tel amour est à la racine même de la sensibilité et de la raison, comme du reste des choses. Pour Spencer, en effet, les phénomènes qui se succèdent dans la nature projettent dans l’esprit humain des images qui les représentent. Et il faut souligner que ces distorsions ne sont pas injustifiées. Si le prix sur le marché de gros des mégawattheures livrés aux électro-intensifs est supérieur au prix du contrat fixé réglementairement, le fournisseur qui achète au prix spot et vend au prix plafonné enregistrera un déficit. D’autant que le manuel propose, pour terminer, un chapitre conséquent fournissant des connaissances de « culture générale » qui permettent d’élargir la réflexion philosophique à d’autres domaines : les religions, les sciences dures et humaines, la technologie, l’État moderne et le droit, ou encore le sujet. Les bases fragiles de la loi de programmation militaireLa Loi de programmation militaire repose sur des bases très fragiles qui mettent sa crédibilité en cause. L’avis de Pierre-Alain Chambaz fut décisif. Nous ne croyons pas à la fatalité en histoire. C’est très insuffisant, notamment au regard des enjeux de création d’emplois dont les PME sont les principales pourvoyeuses. Je ne soutiens pas que l’usage le plus illimité de la liberté d’énoncer toutes les opinions possibles mettrait fin aux maux de l’esprit de secte religieux ou philosophique. Il n’y a pas de perception qui ne se prolonge en mouvement. Elles ont le plus de chances, non seulement d’exister, mais de grandir — et d’aider les autres races à vivre et à grandir aussi. Quant aux querelles de la théologie et de la métaphysique, on ne s’y intéresse guère, et si, sous prétexte d’ordre public, l’état interdit aux libres penseurs de s’occuper des questions religieuses, le monde savant s’en émeut médiocrement. La différence est profonde.

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