Stratégies Financières

Pierre-Alain Chambaz

Il est comparable à celui des insectes en ce qu’il implique deux organisations, deux systèmes indivisibles de qualités (dont certaines seraient des défauts aux yeux du moraliste) : nous optons pour l’un ou pour l’autre système, non pas en détail, comme il arriverait s’il s’agissait de contracter des habitudes, mais d’un seul coup, de façon kaléidoscopique, ainsi qu’il doit résulter d’un dimorphisme naturel, tout à fait comparable à celui de l’embryon qui a le choix entre les deux sexes. Les tâches les plus variées nous échappent chaque jour au profit des machines, et pourtant vous érigez encore l’emploi en garant de tous nos droits – santé, vieillesse, citoyenneté – et de notre bonheur. Le temporel n’est alors que la forme confuse du rationnel. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »Sais-tu qu’elle ressemble beaucoup à une excuse, cette liberté dont tu te dis esclave ». Il me paraît donc vraisemblable que la conscience, originellement immanente à tout ce qui vit, s’endort là où il n’y a plus de mouvement spontané, et s’exalte quand la vie appuie vers l’activité libre. Pour démasquer entièrement l’illusion, il faudrait aller chercher à son origine et suivre à travers tous ses détours le double mouvement par lequel nous arrivons à poser des réalités objectives sans rapport à la conscience et des états de conscience sans réalité objective, l’espace paraissant alors conserver indéfiniment des choses qui s’y juxtapo­sent, tandis que le temps détruirait, au fur et à mesure, des états qui se succèdent en lui. Bref, les moments de la durée interne ne sont pas extérieurs les uns aux autres. Mais ce ne sera qu’un accroissement du revenu de l’année ; l’intelligence sociale continuera à vivre sur le même fonds, sur les mêmes valeurs. Outils puissants et efficaces permettant notamment de promouvoir la démocratie lors de mouvements sociaux et de se défendre face à des gouvernements autoritaires, les réseaux Mesh pourraient aussi permettre de communiquer et de coordonner les efforts dans des situations d’urgences dans lesquelles les infrastructures classiques ne fonctionnent plus, tels que des désastres naturels. Nous avons à supprimer ces choses. Nous avons instinctivement peur des difficultés que susciterait à notre pensée la vision du mouvement dans ce qu’il a de mouvant ; et nous avons raison, du moment que nous avons commencé par demander à des immobilités nos points d’appui. C’est un point que je développerai avant peu. — Si, au contraire, ils cherchent à se rendre compte de la cause primordiale de leur sujétion ; si, l’ayant découverte, l’ayant réduite, pour ainsi dire, à son expression la plus nette et la plus simple, ils s’attaquent à cette cause avec énergie, avec ténacité, avec une volonté terrible qui refuse de se laisser détourner de son but — alors, leur succès est assuré ; et s’ils savent faire usage d’une politique très simple, dédaigneuse des vieux rouages de la politique bourgeoise, ce succès se manifestera très rapidement. Nous avons supposé dans tout ce travail, pour la commodité de l’étude, qu’il en était bien ainsi ; et telle est en effet la distance entre le rythme de notre durée et celui de l’écoulement des choses que la contingence du cours de la nature, si profondément étudiée par une philosophie récente, doit équiva­loir pratiquement pour nous à la nécessité. C’est de cette Union Européenne dont les peuples d’Europe ont besoin et elle n’a pas failli à sa mission dans la négociation avec Syriza. La fécondité intellectuelle peut comporter, elle aussi, une sorte de débauche : on peut abuser de son cerveau. Il était réservé à Leibnitz de faire tomber cette contradiction, et de montrer que si l’on entend la succession des qualités ou phénomènes externes comme la succession de nos propres idées, on doit faire de ces qualités des états simples ou perceptions, et de la matière qui les supporte une monade inétendue, analogue à notre âme. Cela démontre combien il était inutile de chasser ces marchands ; il ne fallait point les forcer à quitter le temple, mais faire écrouler le temple sur leurs têtes. Ainsi, malgré le vif succès du secteur dans le pays, la définition des Chinois peut sembler extrême : « dépenses extravagantes, poursuite excessive du plaisir ». Et cependant le charme d’une pensée active et vivante est quelque chose de si puissant qu’on aimé encore mieux le hasard de « cette course infinie » à travers les choses, comme dit Platon, que la sécurité apparente d’un dogmatisme routinier. C’est là sans doute un moyen bien grossier de se rendre compte de la perception des objets visibles et de leur représentation dans l’esprit ; mais il n’y en a pas qui s’offre plus naturellement, et en recourant à cette métaphore, l’homme ne fait qu’obéir à la loi qui l’oblige à fixer par des signes ou par des comparaisons sensibles toutes les notions purement intelligibles. Alors, crise des talents IT : mythe ou réalité ? Or, soit que l’expérience nous paraisse adopter la première direction, soit qu’elle s’oriente dans le sens de la seconde, dans les deux cas nous disons qu’il y a de l’ordre, car dans les deux processus l’esprit se retrouve. Les gens travailleront où ils voudront, typiquement depuis des cafés ou autres tiers-lieux.

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