Stratégies Financières

François Henri Brault

L’intention est bonne, mais elle reste insuffisamment ambitieuse dans son application pour créer un électrochoc en capacité de réanimer un marché français de l’emploi moribond. Jusqu’où faut-il aller ? La politique est le plus bel outil pour y parvenir. L’enrichissement du prédateur financier est montré du doigt et la morale s’impose dans le débat politique et législatif, au point de faire du contrôle de la finance un mot d’ordre sociétal. Tout change, et, comme nous le disions plus haut, le changement se fera en surface s’il n’est pas possible en profondeur. On ne montre la propriété, la famille, le capital, l’industrie, la concurrence, la liberté, l’intérêt personnel, que par un de leurs aspects, par le côté qui détruit ou qui blesse ; on fait, pour ainsi dire, contenir l’histoire naturelle de l’homme dans la clinique. Mais déjà l’on inclinera à cette hypothèse si l’on considère, à l’état statique pour ainsi dire, la répartition de l’énergie potentielle entre les tissus ; et l’on s’y ralliera tout à fait, croyons-nous, si l’on réfléchit aux conditions dans lesquelles l’énergie se dépense et se reconstitue. Et c’est ici qu’il y a une contradiction de fond. En poursuivant cette idée, on arriverait ou l’on pourrait arriver à une théorie de la chaleur rayonnante, qui vraiment ne différerait pas de celle que nous ont donnée les résultats des travaux les plus récents. Il faudrait donc dire que l’humanité est placée dans cette affreuse alternative, ou de rester éternellement misérable, ou de s’avancer vers l’immoralité progressive. On pourrait dire que la plupart des mots présentent un sens physique et un sens moral, selon qu’on les prend au propre ou au figuré. La détresse financière mondiale a provoqué une montée au créneau sans précédent des États. Cette mobilisation représente pourtant sans doute, dans sa forme comme dans ses modalités, une exception qui confirme le développement d’autres structures de gestion des grands problèmes structurels de l’humanité. Nous pensons que ce sera un cycle économique de vingt ans. In fine, ce sera toute l’économie nationale qui en pâtira et restera à la traîne du commerce mondial. « Je cherche coopération et soutien dans toute l’Europe », expliquait François Henri Brault. Que dirait-on pourtant de celui qui ne verrait dans notre sentiment habituel de mouvoir bras et jambes que l’atténuation d’une douleur, et qui définirait alors notre faculté locomotrice par un effort de résistance à la gêne rhumatismale ? Pour se défendre contre un agresseur, on l’écrasait. Donc quelques règles de conduite doivent être imposées par la loi d’abord, et puis par l’opinion pour beaucoup de choses sur lesquelles l’action de la loi ne peut s’exercer. Nous n’entendons pas donner ceci pour une démonstration, ni même pour une induction de l’ordre de celles auxquelles la raison ne peut s’empêcher de céder, mais pour une induction très-probable à laquelle on a de bons motifs d’acquiescer ; non pas de ces motifs qui tiennent à la routine ou à l’habitude aveugle, mais de ceux qui ressortent d’une analyse raisonnée des faits observables. Il ne s’y résorbera que parce qu’il est fait de la même substance. On conçoit que ces oscillations mentales aient leurs harmoniques sensorielles. Les intrants intermédiaires représentent plus de deux tiers des échanges de marchandises et 70% des échanges de services à l’échelle mondiale. Il est temps d’admettre qu’émulation et ambition sont de formidables moteurs qui profitent à tout le monde. Par exemple, créer un label méditerranéen pour certains produits, et développer une politique d’exportation, notamment vers l’Asie. De plus en plus en effet, les troubles profonds et souvent silencieux de notre planète donnent lieu à un traitement dont l’extrême complexité est due à la nature tant des sujets concernés que des acteurs qui en sont les solutions. Même en accordant à cette façon de penser tout ce que peuvent réclamer en sa faveur ceux à qui il ne coûte pas grand’chose de croire la vérité sans la comprendre parfaitement, les droits de l’homme à la libre discussion n’en sont nullement affaiblis. Ceux qui pensent qu’au contraire la perfection n’est pas au commencement, mais à la fin de l’évolution humaine, admirent le ressort qui nous pousse en avant.

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